5/8/2012 (3:55pm)

Joyeux anniversaire mon amour

Un nouvel anniversaire.
Celui-ci sera silencieux. Parce que cela le représente bien : fidèle, puissant, endurant, mais discret, dans l’ombre, dans la douleur mais aussi l’espoir.

Parce que ce qui dort n’est pas mort.
Parce que quoi qu’il se passe, cet anniversaire ne passera pas.

Il est celui de l’amour VRAI.

 

4/16/2012 (8:43pm)

Voyage, disparition, retour

Tu as disparu.

Je pense à Montparnasse, je pense à Barcelone.
Je me fais des films tout seul où tu joues toujours le premier rôle.

Revis-tu tes premiers jours d’amour, ou revis-tu tes derniers ?

Un voyage, nos voyages, ce voyage qui t’avait mené à moi.

Tout ce que je sais c’est que je veux bientôt, vite, sans attendre, te revoir.
J’ai joué la montre, j’ai laissé l’espace, j’ai été serein.
Aujourd’hui, tu manques comme une brûlure.

Je vais faire cesser cela.
S’il te plait.

4/4/2012 (5:23pm)

Marche ou (c)rêve

Tremble.

C’est la terre qui tremble.
De s’engager, de se perdre, de la distance, de nuits trop pâles.
Je ne sais plus où est mon refuge.
C’était à prévoir, j’en suis victime tout autant que fautif.

Je me réfugie en toi, en tes mots, en ton équilibre, en ta justesse, ta droiture. Toujours.

Je crois que je ne sais plus qui tu es, comme je ne sais plus qui je suis.
Mais je marche encore.

Je ne veux pas être mort et avancer encore tout droit.
Avoir l’apparence de la vie mais n’être plus que volonté.

J’en pleure à l’intérieur.

3/11/2012 (2:44pm)

En moins bien

Plus il y a de pas en avant et plus je tremble de les faire en arrière.

Parce que je me rends compte que même avec toutes les conditions réunies, tu restes là, tellement vivante dans mon esprit, tellement présente tout le temps.

Je sais que c’est stupide et je sais que ça n’amène rien de bon mais…

Alors je me demande si je dois avancer tout de même, les yeux fermés, en attendant des jours meilleurs, je me dis aussi que la route est tout de même plus jolie avec elle dans ma vie.

Elle ou une autre…

Mais dans le fond, la vérité est qu’avec elle ou sans elle, avec du bonheur ou sans, c’est toujours SANS TOI.

Je repense à cette chanson.
Peut-on vivre “en moins bien” ? 

2/20/2012 (5:44pm)

Intermittence décousue

L’intermittente.

Parce que tu joues à merveille de cette dualité qui consiste à ne surtout pas rompre le fil que j’ai eu tant de mal à tisser mais aussi à ne surtout pas le remonter et l’enrichir.

Il s’agit de se modérer. Aimer mais pas trop. Montrer mais sans donner d’espoir.
Parce que l’espoir il n’y en a pas.
Probablement parce que le passé est passé, et surtout parce que le présent est futur.

Alors je suis cet ami étrange que je ne veux pas être.
Je ne m’en sors d’ailleurs pas trop mal dans l’exercice qui consiste à ne pas me laisser enfermer dans le rôle que tu t’imagines bien me confier.

Du coup, je suis aussi l’ex que l’on garde affectueusement pour tout ce qu’il a été mais que l’on tient à distance pour ce qu’il représente maintenant de nuisible.

Je me sens ainsi.
Pestiféré aimé.
Brave bête dont on se méfie.

Pourtant, dans certains de tes élans du coeur, je revis parfois le temps d’un instant.

Confession.
J’ose croire qu’il t’arrive de lutter contre toi-même à mon sujet.
C’est le propre d’un fantasme.